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mardi, octobre 19, 2021

“Le chef du principal parti d’opposition a été violemment pris à parti par une foule dimanche 21 avril dans la capitale.” RFI

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photo de Harun Ozalp/Demiroren News Agency (DHA) via REUTERS

La criminalisation par le chef de l’Etat du succès de l’opposition à Istanbul entraîne des conséquences qui ne sont pas surprenantes!

RFI, le 22 avril “Le chef du principal parti d’opposition a été violemment pris à partie par une foule dimanche 21 avril dans la capitale, Ankara, au cours de funérailles d’un soldat tué lors de combats contre les séparatistes kurdes. Son parti avait remporté les élections municipales le 31 mars à Ankara et à Istanbul, après une campagne agressive qui avait vu le pouvoir accuser l’opposition de s’être alliée aux « terroristes ».

Avec la correspondante à Istanbul de RFIAnne Andlauer

“Sur une vidéo diffusée par une agence de presse turque, on voit Kemal Kiliçdaroglu, le chef du CHP social-démocrate, tenter de se frayer un chemin pendant plusieurs minutes au milieu d’une foule d’hommes qui l’insultent, le sifflent et tentent, pour certains, de lui asséner des coups de poing.

Ses gardes du corps et des gendarmes parviennent difficilement à le faire entrer dans une maison, que la foule attaque à coup de pierres et menace de « brûler ». L’homme politique sera ensuite exfiltré à bord d’un véhicule blindé.

Kemal Kiliçdaroglu assistait aux funérailles d’un des quatre soldats tués le 19 avril à la frontière turco-irakienne par des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK. Quelques heures plus tard, il défiait ses agresseurs, les accusant de s’être attaqués à « l’unité de la Turquie » et promettant de continuer à se rendre aux obsèques de militaires morts au combat.

Si la classe politique a unanimement condamné cette tentative de lynchage, l’opposition estime que le pouvoir est responsable du climat de polarisation qui l’a rendue possible. Elle rappelle notamment que le président Recep Tayyip Erdogan accuse depuis plus d’un an tous ses opposants – Kemal Kiliçdaroglu en particulier – de faire le jeu des « terroristes ».

L’an dernier, les préfets avaient reçu l’ordre d’empêcher les membres du principal parti d’opposition d’assister aux obsèques des soldats.”

La criminalisation par le chef de l’Etat du succès de l’opposition à Istanbul entraîne des conséquences qui ne sont pas surprenantes!

RFI, le 22 avril “Le chef du principal parti d’opposition a été violemment pris à partie par une foule dimanche 21 avril dans la capitale, Ankara, au cours de funérailles d’un soldat tué lors de combats contre les séparatistes kurdes. Son parti avait remporté les élections municipales le 31 mars à Ankara et à Istanbul, après une campagne agressive qui avait vu le pouvoir accuser l’opposition de s’être alliée aux « terroristes ».

Avec la correspondante à Istanbul de RFIAnne Andlauer

“Sur une vidéo diffusée par une agence de presse turque, on voit Kemal Kiliçdaroglu, le chef du CHP social-démocrate, tenter de se frayer un chemin pendant plusieurs minutes au milieu d’une foule d’hommes qui l’insultent, le sifflent et tentent, pour certains, de lui asséner des coups de poing.

Ses gardes du corps et des gendarmes parviennent difficilement à le faire entrer dans une maison, que la foule attaque à coup de pierres et menace de « brûler ». L’homme politique sera ensuite exfiltré à bord d’un véhicule blindé.

Kemal Kiliçdaroglu assistait aux funérailles d’un des quatre soldats tués le 19 avril à la frontière turco-irakienne par des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK. Quelques heures plus tard, il défiait ses agresseurs, les accusant de s’être attaqués à « l’unité de la Turquie » et promettant de continuer à se rendre aux obsèques de militaires morts au combat.

Si la classe politique a unanimement condamné cette tentative de lynchage, l’opposition estime que le pouvoir est responsable du climat de polarisation qui l’a rendue possible. Elle rappelle notamment que le président Recep Tayyip Erdogan accuse depuis plus d’un an tous ses opposants – Kemal Kiliçdaroglu en particulier – de faire le jeu des « terroristes ».

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