26.1 C
Paris
jeudi, août 11, 2022

“Bir Baskadir ” vu par le Quotidien du monde

Must read

« At summit, Erdogan, Putin still divided on SyriaRead more ». Al Monitor staff 

Ankara agreed said Al Monitor on the 5th of August 2022 that part of its natural gas payments to Moscow would be switched to...

Au sujet de « La promesse d’Hasan », film turc, sorti en France en plein mois d’août/Nora SENI

Le vent souffle sans répit dans le film de Semih Kaplanoglu, ployant branches, bruissant feuillages, malmenant les clôtures faits d'assemblages irréguliers de bois secs....

Turkey’s Mission Becomes More Difficult If Attacks on Ukrainian Ports Continue- PANORAMA/Selmin Seda Coşkun

Selmin Seda Coskun from the Thomas More Institute in Paris wrote in Panorama, Online of the 4th of August 2022, an indepth article...

L’accord céréalier, un succès diplomatique pour le président Erdogan. LE MONDE/Marie Jégo

Après la sécurisation du passage d’un premier cargo, le président turc rencontre Vladimir Poutine vendredi, à Sotchi, pour parler notamment de l’Ukraine et de...

La présentation par le Mondede cette série turque couronnée de succès souligne la part belle faite aux personnages féminins et à l’intrication dans la société turque des strates laïque et observantes.

Le Monde a titré: “Bir Baskadir”. Un récit polyphonique sur la Turquie d’aujourd’hui”Production originale turcophone de Netflix, « Bir Baskadir » brosse un portrait tout en nuances des fractures de la société stambouliote et provinciale.

“Production originale turcophone de Netflix, « Bir Baskadir » brosse un portrait tout en nuances des fractures de la société stambouliote et provinciale.

“Mise en ligne discrètement en novembre 2020, la série turque Bir Baskadir (Ethos, pour la version internationale, « c’est différent », en VF), production originale Netflix, bénéficie depuis d’un excellent bouche-à-oreille, qui compense largement les critiques dont elle a fait l’objet de la part des conservateurs dans son pays. Peinture méditative d’une société traversée par des courants contraires, cette fresque délicate écrite par le dramaturge Berkun Oyalaisse la part belle aux personnages féminins. Il y a les jeunes et les moins jeunes, les mariées et les célibataires, les voilées et non voilées, les Stambouliotes et les provinciales, les « libres » et les asservies : plutôt que de se cantonner à dénoncer ces lignes de partage, Bir Baskadir montre, avec une subtilité parfois rébarbative, leur intrication.

Les premières scènes de Bir Baskadir pourraient être celles de l’adaptation turque d’En thérapie. Meryem (Oyku Karayel), jeune femme voilée au regard bleu malicieux, consulte Peri (Defne Kayalar), psychologue, pour tenter de soigner ses évanouissements. Issue d’un milieu modeste, la jeune patiente fait le ménage chez un homme qui fréquente une actrice de feuilleton populaire, et s’occupe des enfants de son frère, patriarche minable et tyrannique, dépassé par la maladie mentale de sa femme.

L’on découvre que la superviseuse de Peri, Gülbin (Tülin Ozen), est elle-même la maîtresse de l’homme qui emploie Meryem. Quant à la star de séries télévisées, elle fréquente le même cours de yoga que Peri. Ce ne sont que quelques-uns des liens qui lient les personnages entre eux, formant un large panel qui, sans prétendre à l’exhaustivité, permet une variété de points de vue.

Cercles concentriques

Bir Baskadir fonctionne ainsi en cercles concentriques, les histoires et personnages s’imbriquant les uns dans les autres. Le procédé n’a ici pas grand intérêt, il sert surtout de fil conducteur à un récit polyphonique sur la Turquie d’aujourd’hui. Aux appartements modernes des quartiers chics de la ville répondent les maisons délabrées et jardins aux arbres chétifs – on est en hiver – de la périphérie. Aux visages nus des musulmanes élevées dans la tradition répondent les chevelures en liberté des femmes actives. IPad contre « Inch’Allah », en somme.

Mais si Bir Baskadir force parfois le trait, c’est pour mieux montrer ce qui traverse toutes les couches de la société turque : le statut des femmes, les tiraillements entre kémalistes laïques et fondamentalistes religieux, l’identité kurde, les traumas et la maladie mentale, le besoin d’émancipation mais aussi celui d’amour. Cette ambition, sans doute démesurée, est la limite de la série qui, à force de nuances et de pointillisme, effleure ses sujets sans tout à fait les traiter.”

Bir Baskadir, série créée par Berkun Oya. Avec Oykü Karayel, Fatih Artman, Funda Eryigit, Defne Kayalar, Tülin Ozen (Tur., 2020, 8 x 40-55 min).

www.netflix.com/fr

More articles

Latest article

« At summit, Erdogan, Putin still divided on SyriaRead more ». Al Monitor staff 

Ankara agreed said Al Monitor on the 5th of August 2022 that part of its natural gas payments to Moscow would be switched to...

Au sujet de « La promesse d’Hasan », film turc, sorti en France en plein mois d’août/Nora SENI

Le vent souffle sans répit dans le film de Semih Kaplanoglu, ployant branches, bruissant feuillages, malmenant les clôtures faits d'assemblages irréguliers de bois secs....

Turkey’s Mission Becomes More Difficult If Attacks on Ukrainian Ports Continue- PANORAMA/Selmin Seda Coşkun

Selmin Seda Coskun from the Thomas More Institute in Paris wrote in Panorama, Online of the 4th of August 2022, an indepth article...

L’accord céréalier, un succès diplomatique pour le président Erdogan. LE MONDE/Marie Jégo

Après la sécurisation du passage d’un premier cargo, le président turc rencontre Vladimir Poutine vendredi, à Sotchi, pour parler notamment de l’Ukraine et de...

« Turkey’s inflation hits almost 80% as Erdogan insists on low-rate policy ». Mustafa Sönmez/AL MONITOR

"Despite a relative slowdown in July, Turkey’s consumer inflation appears on course to overshoot the central bank’s newly revised year-end forecast of 60.4%" says...