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dimanche, janvier 29, 2023

La Turquie lance des raids aériens contre des régions kurdes de Syrie et du nord de l’Irak. Le Monde/AFP

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Le Monde et l’AFP rendent compte de l’opération « Griffe armée » qui est menée près d’une semaine après l’attentat meurtrier de la rue Istiklâl à Istanbul et que les autorités turques attribuent au mouvement kurde du PKK.
« L’heure des comptes a sonné ! Les traîtres devront rendre des comptes pour leurs attaques perfides », a écrit, dimanche 20 novembre, le ministère de la défense turc sur son compte officiel Twitter, montrant la photo d’un avion décollant pour un raid nocturne sans précision de lieu. L’opération aérienne, baptisée « Griffe armée » a été menée « conformément aux droits de légitime défense découlant de l’article 51 de la charte des Nations unies, afin d’éliminer les attaques terroristes du nord de l’Irak et de la Syrie, d’assurer la sécurité des frontières et d’éliminer le terrorisme à sa source », a précisé un communiqué du ministère.

De leur côté, les forces kurdes ont accusé l’armée turque d’avoir bombardé samedi soir plusieurs régions sous leur contrôle dans le nord de la Syrie. Ces raids sont menés quelques jours après que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par Washington, ont rejeté les accusations d’Ankara quant à leur responsabilité et nié tout lien avec l’attentat d’Istanbul du 13 novembre, qui a fait six morts et 81 blessés.

Selon les FDS, la Turquie a mené ces frappes aériennes sur les zones sous leur contrôle dans les provinces d’Alep (Nord) et d’Hassaké (Nord-Est), notamment contre la ville de Kobané, près de la frontière turque. « Kobané, la ville qui a défait l’Etat islamique, est la cible de bombardements par l’aviation de l’occupation turque », a annoncé Farhad Shami, un porte-parole des FDS.

Des bombardements « agressifs et barbares »

Plus de vingt frappes ont été effectuées par l’armée turque dans les deux provinces, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG basée à Londres et qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie. Les bombardements ont tué au moins six membres des FDS et six soldats prorégime, selon l’OSDH.

De leur côté, les forces kurdes n’ont pas annoncé de pertes dans leurs rangs. Mais M. Shami a confirmé que les bombardements turcs visaient des sites appartenant aux forces gouvernementales syriennes dans les provinces de Rakka et d’Hassaké (Nord-Est) et d’Alep (Nord), faisant des morts et des blessés. Le commandant en chef des FDS, Mazloum Abdi, a également critiqué des bombardements « agressifs et barbares ».

« Le bombardement turc de nos zones menace la région entière. Ce bombardement ne sert aucun parti. Nous faisons tout pour éviter une catastrophe majeure. Si la guerre éclate, tout le monde sera affecté », a-t-il tweeté.

Lire aussi : Turquie : l’attentat de l’avenue Istiklal à Istanbul ravive le projet d’une intervention militaire dans le nord de la Syrie

Etablir une zone de sécurité

Après l’attentat meurtrier du 13 novembre dans la rue commerçante et très fréquentée Istiklal, à Istanbul, les autorités turques avaient immédiatement suspecté le PKK et les YPG (Unités de protection du peuple), milice kurde active en Syrie, accusées par la Turquie d’être affiliées au PKK. Le ministre de l’intérieur, Süleyman Soylu, avait spécifiquement accusé ces derniers, qui contrôlent la majeure partie du nord-est de la Syrie, d’être responsables de l’attentat, estimant « que l’ordre de l’attentat a été donné de Kobané ».

Selon les autorités turques, c’est une jeune femme de nationalité syrienne qui a posé la bombe et qui a déclaré, après son arrestation, avoir agi « sur ordre du Parti des travailleurs du Kurdistan ».

Lire aussi : Attentat d’Istanbul : cinq suspects mis en examen en Bulgarie

Les FDS, soutenues par Washington, ont nié tout lien avec l’attentat. Le département d’Etat américain avait dit vendredi craindre « une éventuelle action militaire de la Turquie », en déconseillant à ses ressortissants de se rendre dans le nord de la Syrie et de l’Irak.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a régulièrement exprimé depuis mai son intention de conduire une opération militaire dans le nord-est de la Syrie, qui abrite des bases des combattants kurdes, afin d’établir une zone de sécurité de 30 km de largeur le long de sa frontière méridionale. Le PKK et les YPG sont considérés comme des mouvements terroristes par Ankara.

Lire aussi : A Istanbul, l’attentat sur l’avenue Istiklal ravive la mémoire de précédentes attaques meurtrières

Mais si les alliés occidentaux de la Turquie considèrent également le PKK comme « terroriste », les YPG ont été appuyées par les Etats-Unis et la France, notamment dans la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique qu’elles ont chassé de Kobané dans une bataille demeurée célèbre en 2015.

Le Monde avec AFP

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