2 C
Paris
mardi, novembre 30, 2021

Ankara convoque dix ambassadeurs après un nouvel appel à la libération d’Osman Kavala – Le Monde

Must read

Osman Kavala, cet ennemi que s’est choisi Recep Tayyip Erdogan – Figaro

"Le sort du mécène et philanthrope turc, emprisonné sans jugement depuis quatre ans, inquiète les diplomates et le Conseil de l’Europe" dit Delphine Minoui...

L’armée turque a perdu de sa superbe – OrientXXI

« Après vingt ans de gouvernement du Parti de la justice et du développement, l’influence des forces armées qui naguère intervenaient directement dans la gestion...

Libya’s elections could hinge on Turkey’s next move

“As a new election law fueled tensions between Libyan warring actors, Turkey might push for the postponement of the elections if the Libyan prime...

Turkey accused of using Interpol summit to crack down on critics – Guardian

“Campaigners claim Ankara is abusing its position as host, by pressuring the police body to harass dissidents living abroad” reports Kim Willsher in Guardian....

« Dix pays ont estimé, lundi, que le retard dans le procès de l’opposant Kavala « jet[ait] une ombre sur le respect de la démocratie [et] de l’Etat de droit » en Turquie. » dit Le Monde. L’homme d’affaires est emprisonné depuis 2017 sans condamnation.

La Turquie a convoqué, mardi 19 octobre, les ambassadeurs de dix pays dont la France, l’Allemagne et les Etats-Unis, jugeant « inacceptable » l’appel en faveur de la libération de l’opposant Osman Kavala lancé par ces Etats, a fait savoir le ministère des affaires étrangères turc. « Le communiqué [publié lundi par les dix pays] sur les réseaux sociaux au sujet d’une procédure judiciaire menée par une justice indépendante est inacceptable », a affirmé le ministère.

« Nous leur avons dit qu’ils violaient l’Etat de droit, la démocratie et l’indépendance de la justice qu’ils défendent », a poursuivi le ministère, selon le communiqué publié à l’issue de la convocation des ambassadeurs. « Il a été souligné que la Turquie est un Etat de droit démocratique qui respecte les droits de l’homme, et il leur a été rappelé que la justice turque ne serait pas influencée par de telles déclarations. »

Dans un communiqué publié lundi soir, le Canada, la France, la Finlande, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suède et les Etats-Unis avaient appelé à un « règlement juste et rapide de l’affaire » Osman Kavala, éditeur et mécène turc devenu une bête noire du régime, emprisonné depuis quatre ans sans condamnation. « Le retard persistant [pris par] son procès (…) jette une ombre sur le respect de la démocratie, de l’Etat de droit et de la transparence du système judiciaire turc », écrivaient les représentants des dix pays.

Gardé en prison malgré les menaces de sanctions européennes
L’homme d’affaires et philanthrope Osman Kavala, emprisonné depuis octobre 2017, restera au moins jusqu’au 26 novembre en prison, a décidé début octobre un tribunal d’Istanbul, malgré les menaces européennes de sanctions contre Ankara. Cet opposant de 64 ans, figure majeure de la société civile, est accusé depuis 2013 par le régime du président Recep Tayyip Erdogan de chercher à déstabiliser la Turquie.

Il est notamment en ligne de mire pour avoir soutenu, en 2013, les manifestations antigouvernementales connues sous le nom de mouvement de Gezi ayant visé M. Erdogan, alors premier ministre. Puis il a été accusé d’avoir cherché à « renverser le gouvernement » lors de la tentative de coup d’Etat de 2016.

Kavala, sa « détention peut être prolongée indéfiniment »
En décembre 2019, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait ordonné sa « libération immédiate », en vain. Le Conseil de l’Europe a récemment menacé Ankara de sanctions, qui pourront être adoptées lors de sa prochaine session (du 30 novembre au 2 décembre) si l’opposant n’est pas libéré d’ici là.

Osman Kavala a estimé la semaine dernière que sa détention permettait au pouvoir de M. Erdogan de justifier ses « thèses complotistes ». « Pour moi, la vraie raison de ma détention prolongée répond au besoin du gouvernement d’entretenir la fiction d’un complot », a-t-il déclaré depuis sa cellule par le biais de son avocat.

Le Monde, 19 octobre 2021

More articles

Latest article

Osman Kavala, cet ennemi que s’est choisi Recep Tayyip Erdogan – Figaro

"Le sort du mécène et philanthrope turc, emprisonné sans jugement depuis quatre ans, inquiète les diplomates et le Conseil de l’Europe" dit Delphine Minoui...

L’armée turque a perdu de sa superbe – OrientXXI

« Après vingt ans de gouvernement du Parti de la justice et du développement, l’influence des forces armées qui naguère intervenaient directement dans la gestion...

Libya’s elections could hinge on Turkey’s next move

“As a new election law fueled tensions between Libyan warring actors, Turkey might push for the postponement of the elections if the Libyan prime...

Turkey accused of using Interpol summit to crack down on critics – Guardian

“Campaigners claim Ankara is abusing its position as host, by pressuring the police body to harass dissidents living abroad” reports Kim Willsher in Guardian....

«Juifs d’Orient une histoire plurimillénaire » Expo des possibles réconciliations?… à l’Institut du monde arabe

"Après les chrétiens en 2017, l’Institut du monde arabe met en lumière l’histoire plurimillénaire des communautés juives en terre d’Orient. La cohabitation avec les ­arabo-musulmans,...